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Décès de Jean TAMISIER

Décès de Jean TAMISIER

La Cité des Jeunes a la tristesse d’apprendre le décès de Jean TAMISIER, à l’âge de 92 ans. Nous assurons sa famille de nos prières. Voici un texte rédigé par une de ses filles, Anne Giraud-Tamisier.

Jean est décédé le mercredi saint, 7 Avril 2020, atteint par le Covid dans l’Ephad où il résidait depuis plusieurs années en région parisienne. Il avait été président de la Cité des Jeunes de 1974 à 1983. Il était veuf depuis presque 30 ans. Avec Jacqueline, ils étaient parents de Pierre, Claire, Philippe, Anne et Sophie qui tous ont été enfants, jeunes, animateurs, voire directeur ou président à la Cité ; grand-père de 21 petits-enfants, et arrière-grand-père de 22 enfants dont un certain nombre fréquentent aujourd’hui la Cité (Fulchiron, Rouilleault…)

Jean TAMISIER est né en 1927 à Paris. Orphelin de père et 3ème d’une fratrie de 4, il participe aux activités de la Cité dès 1938 avec son plus jeune frère Maurice. Il s’enthousiasme très vite pour ces camps et « cités paroissiales » * où l’unité est fondée sur l’identité chrétienne des jeunes et non déterminée par l’appartenance à une classe sociale. Ils enchainent des camps avec superbes jeux scéniques et grands jeux bibliques, meetings d’évangélisation, magnifiques liturgies... Comme pour tous les citéens de l’époque, le père Fillère, devient son héros, son modèle.

Mais pas un gourou, vraiment un entraîneur : si ce fondateur tant aimé se noie en plein camp d’été en 1949, la Cité des Jeunes rebondit et dès 1950 (5 ans après la guerre !) ce sont 500 jeunes qui partent à Rome pour l’année sainte, avec 9 autocars, des tentes et une « roulante » (camion cuisine). Jean est, à tout juste 23 ans, le responsable des garçons. Une certaine Jacqueline Durel de 21 ans est aussi responsable côté filles…aucun des deux ne s’imagine alors que 3 ans plus tard ils se marieront, un mariage qui est en lui-même une illustration de la « mystique de l’unité » de la Cité car il était inimaginable à l’époque que Jean issu d’une famille très pauvre épouse Jacqueline issue de la bourgeoisie.

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Pendant une vingtaine d’années après leur mariage, Jean sera trésorier, responsable du routage du bulletin, assidu travailleur de l’ombre : nos parents font ce choix de la priorité à la vie de famille et je me souviens que papa qui se levait très tôt rangeait ses dossiers Cité quand nous nous levions : commençait alors sa journée de père et de banquier.

Quand on a grandi, ils reprennent la responsabilité de quelques camps d’ados (c’est l’époque où Smaïn faisait rire la Cité !) et en 1974, Jean est élu président à la suite de Raymond Cordier, et il le restera jusqu’en 1983 où après notre mariage il passera avec beaucoup d’humilité le relais à son gendre élu à son tour président.

A son actif je citerais en vrac : le pélé à Rome de 1975 qui va être fondateur pour une nouvelle équipe d’animation. Son souci de la formation des animateurs : il instaure deux week-end annuels pour toute l’équipe, trouve des prêtres accompagnateurs, envoie les jeunes passer BAFA et BAFD. C’est aussi le début des « frats-anim », ou encore des permanences du vendredi soir rue de l’Abbé Grégoire où chacun peut venir partager, dîner, prier…Un travail de fond aussi sur fidélité aux intuitions du père Fillère ET adaptation nécessaire au temps présent. Une attention à chaque animateur qu’il « recrute » et connaît personnellement. Renouvellement régulier du conseil et introduction des jeunes dans ce conseil. Service enthousiaste pour le Seigneur, pour cette Cité Céleste tant attendue. Humilité.

« J’étais dans la joie, Alleluia ! Quand je suis parti vers la Maison du Seigneur ! »

(chant Cité écrit par l’abbé Reboud)

Au moment du dernier adieu, après avoir lu l’évangile « Heureux ces serviteurs que le Maître à son retour trouvera en train de veiller » (Lc 12, 37) nous avons chanté cet autre chant qui pendant des années clôturait tout camp Cité :

« Enfants de la même Cité, l’Eglise du Seigneur

Enfants de la même Cité, nous n’avons qu’un seul cœur

Restons toujours unis, mes frères, Jésus est parmi nous

Comme il nous l’a promis, mes frères, si nous nous aimons tous…

Si nos chemins sont différents, ils n’ont tous qu’un seul but

Si nos chemins sont différents, ils vont tous à Jésus… »

Témoignages d’anciens animateurs

Jean restera, avec Jacqueline, un modèle d’engagement et d’esprit bâtisseur, un battant. Ils puisaient tous les deux leur dynamisme dans une foi inébranlable et communicative. Dominique Sokolsky

Jean a été pour moi une figure de témoin de l’Evangile lorsque j’étais à la Cité. Il m’a stimulée sur mon chemin de foi à l’adolescence. Chantal Martin-Delon

Nous gardons l’image de Jean engagé auprès des jeunes, donnant de son temps, et sa joie d’écouter les jeunes tout simplement. Il a été un fort témoin pour nous. Catherine Gault-Delsuc

La première fois que j’ai rencontré Jean c’était il y a 40 ans avant ma première colo à Caussade. Je garde de lui l’image d’un homme foncièrement bon, juste, intègre et droit. Xavier Soriano

*Les Cités paroissiales : kesako ?

Le Père Fillère était un fonceur à l’énergie débordante. Sa pédagogie s’appuyait au plan spirituel sur la notion de « corps mystique » (St Paul) et sur « les deux Cité » de st Augustin : alors même que se vit la naissance des mouvements d’action catholique spécialisée (JOC, JIC, JAC) lui a l’intuition que pour être crédibles il faut que les chrétiens dépassent ces barrières sociales. Les colos d’été rassemblant plusieurs centaines de jeunes sont organisées comme de vrais villages avec poste et monnaie, des « ministères » etc. Il s’agit « d’expérimenter » pendant 45 jours (et oui !) ce que pourrait être la « Cité de Dieu », avec comme unique loi la « loi de charité ». Les « dirigeants » (ancien nom des animateurs) et aumôniers sont enthousiasmés et souhaitent prolonger cette expérience pendant l’année : c’est la naissance des Cités paroissiales de Bois-Colombes, Ste Cécile, Notre-Dame Des Champs, sortes de patronages cathos dont le point culminant reste le camp d’été avec la Cité des jeunes.

Pour Jean c’est la Cité de Notre-Dame des Champs.

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