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Notre projet éducatif

La Cité des Jeunes a une spécificité : complémentaire de la famille dans sa mission éducative, elle met en oeuvre une pédagogie chrétienne initiée par le père Marcellin Fillère, son fondateur. Les enfants ou adolescents, forment avec leurs jeunes animateurs bénévoles, des petites communautés animées par des valeurs chrétiennes et humanistes. Pour de nombreux jeunes, cette expérience de communauté ecclésiale à leur échelle a été le fondement d’une vie riche de sens, et leur a donné le désir de s’engager pour vivre ces valeurs dans la société.

Très novateur dans sa pédagogie, le père Fillère avait défini les bases de l’animation à la Cité des Jeunes. Tout camp commence par une assemblée générale : le projet de camp tant pédagogique que spirituel est exposé par le directeur. Chaque jeune peut à cette occasion, individuellement ou en équipe, s’exprimer sur ce qu’il souhaite vivre. Le projet de camp ainsi défini est une ligne directrice tracée par tous qui reste une référence constante du séjour. Chacun devient de cette façon un artisan de la réussite du camp.

Le projet de camp est bâti autour du plan progressif spirituel : le thème annuel, choisi et étudié par les animateurs dans un premier temps est le point clé des réflexions proposées et un enrichissement pour tous.

A nous tous de faire vivre ce projet !

 

Les premières années

L’été 1928, la société OZANAM des Conférences Saint Vincent de Paul confiait au Père Marcellin FILLERE, jeune prêtre de 28 ans, la direction d’une colonie de vacances d’une quarantaine de garçons à Jouy-sur-Morin (actuel Seine et Marne), dans les dépendances d’un moulin. Dix ans plus tard, 700 garçons partaient enthousiastes. Ce succès fulgurant était lié à la personnalité hors du commun du Père Fillère, mystique, intellectuel, brillant orateur et homme d’action. Son charisme, sa foi vibrante, ses méthodes pédagogiques très en avance sur leurs temps avaient créé un nouveau type de camp. Rien n’était comme ailleurs.

Ses recherches sur la philosophie et la psychologie l’avaient amené à faire autrement : l’importance du jeu et de grands jeux bibliques ou historiques, l’importance d’une belle liturgie, en français et face aux enfants (!), l’importance accordée à de larges lectures de la bible, l’importance des chants spécifiquement composés par le père Reboud pour faire passer un souffle prophétique.

De très nombreux prêtres venaient visiter cet endroit, voici divers témoignages de l’époque :

« Nous étions alors curieux de ses méthodes pédagogiques, mais bien vite nous nous apercevions qu’il s’agissait de bien autre chose : la Cité n’étant que le rayonnement du Sacerdoce. Je me rappelle comme il s’amusait des visiteurs qui venaient chercher des procédés. « On vient ici comme l’apprenti sorcier pour y chercher des formules magiques. Ce ne sont pas nos méthodes qui comptent, c’est l’Eglise. »

« Je suis conquis parce que je n’ai pas trouvé ici l’étalage d’un esprit particulier, ce n’est pas l’école du Père Untel, c’est l’esprit de l’Eglise ».

En août 1937, le père Fillère fut poursuivi par le tribunal de Police de La Ferté Gaucher pour trouble à l’ordre public : les jeunes avaient traversé le village en chantant ! Il avait alors prononcé une formidable plaidoirie pour le chant :

« Le sol n’est jamais partagé entre tous, mais le ciel appartient à chacun.

Nous voulons bien être pauvres, mais nous ne voulons pas être tristes.

Le chant est une joie, le chant est une espérance, ne nous interdisez pas la joie, ne nous interdisez pas l’espérance !

Le silence n’est qu’un rêve pour maitre d’études, un rêve qui toujours s’enfuit.

Riches et pauvres ont besoin de chanter, parce que le chant les défend contre eux-mêmes. »

Très conscient de la montée du fascisme et de l’athéisme, le père Fillère sentait l’urgence de bâtir un monde nouveau. Voilà ce qu’il écrivait sur la Cité des Jeunes :

« Ce sera la cité de Dieu que nous fonderons parmi les enfants, symbole de ce que serait la Cité des hommes si elle était chrétienne, esquisse de ce qu’elle sera un jour quand elle le sera devenue… Nous recherchons d’abord le Royaume de Dieu. Nous aurons le reste par surcroît, y compris une multitude d’enfants dans nos cours. »

90 ans plus tard, cette intuition reste intacte. Voilà un bel héritage, qui appelle encore de nos jours à l’action.

Notre fondateur

La Cité des Jeunes a été fondée en 1928 par le père Marcellin Fillère (1900-1949).

Ordonné prêtre en 1924, professeur de psychologie à l’Institut Catholique de Paris, membre de la Société de Marie, le père Fillère participe au lancement des Scouts de France et des Cœurs Vaillants. Il fonde en 1928 la Cité des Jeunes puis en 1935 le Mouvement pour l’Unité. En 1946 il crée la revue l’Homme Nouveau.

Lors de ses études à Rome, il découvre la manipulation du totalitarisme sur les masses. Précurseur, il est convaincu que les totalitarismes veulent détourner de Jésus-Christ, seul Sauveur du Monde.
Dans l’Evangile, il est attiré par les paroles du Christ : « j’ai pitié de cette foule ». Aussi devait-il consacrer sa vie à mettre son talent d'orateur à entraîner les foules à la rencontre de Jésus.


C’est dans l’image biblique, dans la parole évangélique que cet apôtre trouve le meilleur de son art. 
De la Genèse à l’Apocalypse, il fait découvrir le plan de Dieu : Ramener à l‘Unité les enfants de Dieu dispersés.

Il meurt accidentellement à 49 ans d'une noyade, le 10 août 1949, lors d’un camp, à Capbreton (Landes).

source : marcellin-fillere.com

 

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